Groupama Race : notre priorité « LA SECURITÉ » !

30  Aoû.  2016 -  13h 24

170 marins prendront le départ le 25 septembre pour une course de 654 MN autour de la Nouvelle Calédonie, au près face à la houle et au portant (vent dans le dos) dans des surfs parfois vertigineux.

Participer à la Groupama Race ne s’improvise pas. Les marins s’entrainent tout au long de l’année et préparent leurs bateaux pour une épopée physique et mentale. Toute l’année, le Cercle Nautique Calédonien avec sa section Alizés et ses partenaires (la SNSM, l’École des Métiers de la Mer, le MRCC, la Marine Nationale, la gendarmerie maritime…) organisent des régates de préparation, des stages de sécurité, des manœuvres d’homme à la mer.

Une fois le départ donné, les marins aguerris peaufineront leur stratégie de course et affineront finesse de leurs réglages sans s’interroger sur la préparation de leur bateau ou les compétences de leurs équipiers.

Des normes de sécurité internationales

La Groupama Race est une course de 3 à 5 jours. La navigation s’effectue plus ou moins loin des côtes. Chaque voilier se doit d’être autonome. Partout dans le monde, les courses au large font l’objet d’une règlementation officielle régie par la Fédération Internationale de Voile. En toute logique, le Cercle Nautique Calédonien fait appliquer ces normes sur les régates hauturières.

Ainsi, la norme RSO 3 + radeau de survie est obligatoire à bord. Le bateau préparé par l’équipage est vérifié et passé au crible par un contrôleur accréditant - ou non -, le respect de cette norme officielle, et donc la bonne préparation du navire. Tous les moyens de communication du bord sont ainsi vérifiés : téléphones satellites, les balises de géo-localisation des bateaux ainsi que les numéros des balises de positionnement individuel (permettant de localiser un homme à la mer). L’objectif étant d’être connecté en permanence.

Exception calédonienne : Le port du gilet de sauvetage obligatoire pendant toute la course !

Les marins de la Groupama Race s’engagent dans une course éprouvante. Pour être plus rapide que leurs «camarades», les marins pousseront et solliciteront en permanence à la fois leur monture et leur organisme. Compétiteurs et également ambassadeurs de la voile en Nouvelle-Calédonie, l’organisation souhaite qu’ils montrent l’exemple en terme de prévention de la sécurité en mer.

Ainsi le Cercle Nautique Calédonien et Groupama Pacifique imposent le port du gilet de sauvetage en permanence, sur la totalité de la course de jour comme de nuit. Cette contrainte parfois critiquée ne choquerait pas François Gabart, le dernier vainqueur du Vendée Globe, qui compare volontiers le gilet à la ceinture de sécurité, que tous les conducteurs français doivent boucler depuis 1973 !

Depuis la première édition, l’organisation a fait du port du gilet de sauvetage en permanence une obligation ! Depuis 2 éditions, une balise individuelle de positionnement y est obligatoirement accrochée.

Autre prévention, l’exercice de l’homme à la mer sous spi est devenu une préparation « classique » de la Groupama Race. Chaque bateau doit avoir effectué la manœuvre avant le départ. Pour les Calédoniens, cet exercice encadré par la SNSM aura lieu le samedi 3 septembre. Il permet à tous de trouver des automatismes et des repères qui leur permettront d’effectuer « le Jour J » ces manœuvres essentielles dans des conditions les plus optimales possibles.

La formation : un marin avertit en vaut 2 !

Sous l’impulsion de la Groupama Race et du CNC, l’École des Métiers de la Mer en partenariat avec la SNSM propose des stages de sécurité World Sailing (ex-ISAF). Comme sur la Volvo Océan Race ou la Rolex Sydney Hobart, la validation de ce stage de survie est obligatoire pour 30% des membres d'équipage embarqués sur la New Caledonia Groupama Race. Cette formation internationale est diplômante. Elle allie pratique et théorie : entretien et maintenance de l'équipement de sécurité, utilisation des voiles de tempête, du radeau de sauvetage, des extincteurs, de la pyrotechnie, l’ancre flottante, les manoeuvres de gros temps et la gestion d'avaries… sont des thèmes abordés lors de ce stage d’une vingtaine d’heures. En semaine ou le temps d’un long week-end, les marins se concentrent sur la sécurité du bateau, sur ses équipements et leurs fiabilités et échangent leurs expériences.

Les premiers secours en Mer, des gestes qui peuvent sauver des vies !

Au moins, une personne à bord aura également suivi un stage de Premier Secours en Mer : L’axe principal de cette formation est de pouvoir faire un diagnostic fiable, d’informer au mieux les secours, et d’appliquer les premiers gestes adaptés pour prendre soin de la victime.

Un bateau, une position toutes les 5 min

De plus les 20 bateaux engagés seront suivis en permanence, avec une position toutes les 5 minutes émises par Satellite. En plus de l’attrait du suivi sportif, « le tracking » permet d’un point de vue sécuritaire, de toujours garder l’œil sur les bateaux !

Retrouvez les articles avec les mêmes mots clé :
Cet article a été lu : 1364 fois